King’s Queer, l’exposition des pochettes originales de l’album vinyle Amours et Révoltes

Je me demande souvent pour quelles raisons les chanteurs et groupes tiennent à produire des disques et non pas seulement dématérialiser leur musique en ligne sur des plateformes telles que deezer ou noomiz. Je suis un gros consommateur de musiques sur internet, me servant comme beaucoup de mon pc en tant que chaîne hi-fi. J’achète des titres en ligne plusieurs fois par mois mais guère de cd, à part ceux des groupes dont je suis fan (Eiffel, Fatals Picards, Bagdad Rodéo…) que je commande sur leurs sites, et ceux des nouveaux groupes que je vais voir en concert, directement dans les salles. J’en reçois en paquet fado aussi, des sortes de maquettes plus ou moins nulles que l’on voudrait que je chronique, mais pourquoi faire, mon petit garçon? Bah, comme ça, pour commenter sur internet, pour faire partie de tout ce bruit parasite constant du www. Donc, je tente de privilégier la filière directe, de l’artiste au consommateur. En tout cas, pourquoi produire des cd lorsque l’on nous répète qu’ils ne se vendent plus et que le téléchargement bla bla bla?

Les King’s Queer, deux artistes généreux post punk ou punk tout court ou électro punk… ou que sais-je… les catégories me gavent et ne servent qu’à mettre les cd dans des boîtes différentes dans les supermarchés, bref… Les King’s Queer ont sorti il y a un an l’album Amours et Révoltes et le défendent depuis partout sur scène.  L’album, édité par le label Zingy (dont fait également partie Jean-Louis Costes), a été tiré en cd, mais pas seulement en cd! Non, non, non, mon grand garçon, aussi à 300 exemplaires 33 tours vinyles (en vente: ici) et il s’est susurré que des cassettes audio pourraient voir le jour… Cela ne nous rajeunit pas. Mais pourquoi pas. Quitte à produire des objets qui ne se vendent pas à grande échelle, autant qu’ils soient à contre-courant, à rebrousse-poil et surtout artistiques jusqu’aux recoins de leurs emballages.
En voici le clip du single éponyme :

http://vimeo.com/39047465&start=1

Clip réalisé par Estelle Beauvais, vidéaste esthète, qui a un beau projet vidéo en cours sur La Fragilité.

King’s Queer a su fédérer une trentaine d’artistes autour d’un même projet, la King’s Queer Art Collection. Et là, pour le coup, j’ai ma réponse à « pourquoi sortir un cd et encore plus, un vinyle? » Pour le partager, pardi, sans se soucier des considérations commerciales. Le projet mené à terme avait pour but de proposer à des artistes (graphistes, dessinateurs, peintres, photographes, …) de créer un visuel chacun pour le recto de la pochette du vinyle. Et ainsi, la vulgaire pochette de 33t dont les coins finissaient cornés devient une véritable œuvre d’art.

Voici les photos de ces pochettes originales dans ce diaporama :

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crédits photos : Stéphane Léonard, sauf celles de : Yann Landry, Speedy Graphito et Pierre Terrasson (crédits eux-mêmes)

N’hésitez pas à nous dire dans les commentaires quelles sont vos pochettes préférées, celles qui vous choquent, vous étonnent, vous émeuvent, vous…

Voici les noms des participants, connus ou pas connus du tout, ils ont répondu présents pour satisfaire leur passion, l’exercice de style et surtout pour participer à un projet rare :

Speedy Graphito, Jérôme Mesnager, Olivia Clavel, Kiki Picasso, Loulou Picasso, Kim Prisu, Pierre Terrasson, Lala/Jean-Pierre Lestrade, Jean-Luc Verna, Caroline Vitelli, Sara Chelou, Damien Roudeau, Downtown, Francis Campiglia, Sara Véronique Bernard, Frédéric Weigel, Julie Chu, Françoise Malaval, Amaury Grisel, Naïel, Baldo, Philippe Lagautrière, Maud Thomas, Yann Landry et Alec Lloyd Probert, David Bourcelot, Cyril Guffrey, El Djama Ahmed, Emilie Godin, Maud Thomas, Naiel Lemoine, Timothée Gainet, Viktor Vukasinovic.

Les pochettes seront exposées dans quelques galeries en France et vendues aux enchères, au bénéfice des artistes. Si vous souhaitez vous porter acquéreur ou les exposer, contactez-nous ici : page contact

Une première expo de ces trente pochettes originales a déjà eu lieu le 7 septembre dernier à la Villa Elle, en voici quelques images :

crédits photos : Sara Véronique Bernard, la Villa Elle.

Deux autres expositions auront bientôt lieu :

– du 15 novembre au 2 décembre /// Paris – Galerie Dufay/Bonnet, 63 Rue Daguerre, 75014 Paris

Nous couvrirons cette expo en reporteur vidéo.

– du 15 au 19 octobre à Besançon, à l’Institut Supérieur des Beaux Arts de Besançon, 12, rue Denis Papin, 25000 Besançon

Dès que d’autres dates d’expo se porteront à notre connaissance, nous en ferons part ici : https://www.facebook.com/latetedelartiste Restez connectés.

Voici le reportage que nous avions signé il y a tout juste un an pour la sortie de ce même album, Amours et Révoltes. Les King’s Queer avaient su aller vers les médias, ces médias qui ne s’intéressent qu’à ce que leurs publics connaissent déjà, oubliant consciencieusement tout un versant de l’Art indépendant, celui qui ne buzze pas, celui qui crée, celui qui du coup dérange. Au rendez-vous, des concerts sauvages devant les locaux de certains quotidiens et des revues culturelles :

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