Réédition du roman Rouge Brun, de Yann Landry

Le roman de Yann Landry, Rouge Brun, ressort aujourd’hui dans une version revue, augmentée et illustrée (par Alec Lloyd Probert) :

TDA lulu.com

Syd Kult – Reflections of the Black Sun – nouvel EP – Chronique et interview

On découvre cette semaine le nouvel EP 4 titres des Syd Kult, un groupe ‘deep rock’ que l’on avait interviewé en février dernier (interview vidéo ici) pour la sortie de leur précédent disque, Syd Kult. Ce précédent disque nous avait marqués par sa capacité à nous prendre aux tripes avec ses titres emplis de pathos. Un groupe qui provoque l’émotion, l’introspection et une espèce de recherche. Je vous livre ici une courte chronique de « Reflections of the Black Sun » suivie d’une plus longue interview d’un membre du groupe.

Syd Kult se compose de manière plutôt classique de la troïka du rock, à savoir guitare (Cyril Delaunay) /basse (Jérôme Moreau) /batterie (Frédéric Scipion) auxquelles s’ajoutent ici le clavier de Stéphane Malbéqui ainsi que, bien sûr, la voix de Cyril (et son piano pour l’intro de l’EP).

La musique de ce groupe peut de prime abord apparaitre hermétique, The Kult (track 1) débute l’EP sans une parole, la vocalise se fait cri, énergie du désespoir. Cela annonce clairement la couleur sombre de cet objet musical. On espère que la suite se laissera pénétrer. « Aide-moi mon esprit est vide, donne-moi quelque chose pour vivre, sauve-moi j’ai besoin d’extase » C’est par ces quelques supplications en anglais qu’Overnight (track 2) débute. Et Cyril pousse sa voix grave, rocailleuse, tandis que la guitare crépite son rif et que la batterie sonne la cadence de ce morceau intense qui nous emmène dans le vif du sujet, la folie, la perte de contrôle…

En rappelant que ce disque est auto-produit, on remarque que le son est assez cru, quasi live, avec du gros grain et une bonne dose de reverb. Poussé à plein volume, les limites de l’enregistrement se laissent apercevoir en manquant de puissance mais on remue bien la tête tout de même ! Surtout sur My own God (track 3), un titre qui assomme bien, une montée en puissance, on se relâche, on écoute, le morceau alterne force et contemplation, sans que cette dernière ne dure très longtemps, éclipsée par des refrains virils. Avec Dead end (track 4) la voix se fait douce-amère, s’ensuit une accélération, un nouveau motif, pas plus gai, non, c’est la jubilation de la fin. De la fin de chacun et de tous.

4 titres (en écoute plus bas), c’est court. Mais suffisamment convaincants, ça se réécoute. Et on attendra avec cet EP la suite des Syd Kult.

Pour votre plaisir, la groupe vous a concocté un teaser, avec pour bande son The Kult, sous forme d’un montage vidéo montrant leurs influences et leur goût du cinéma classique (Metropolis, Freaks, What Ever Happened to Baby Jane?, Last man on earth et The Masque of the Red Death – les 3 derniers sont de 1964, année importante pour Syd Kult ou est-ce un hasard d’esthète ?)

Et voici l’entretien que nous avons mené par échange de courriers électroniques avec le leader du Kult, Cyril, :

La Tête de l’Artiste : On découvre un EP avec une intro au piano assez sombre, quel était ton état d’esprit pour la compo ?

Cyril : J’étais effectivement dans une humeur assez mélancolique et torturée. Quand j’ai commencé à composer cette chanson, j’ai pianoté et les premiers accords sont sortis. J’ai immédiatement pensé à une marche funéraire, à une procession (je pense d’ailleurs que c’est ce que je recherchais indirectement). Ce titre fait écho à Black Orchid/Sweet Elevation sur le premier EP, un titre métaphorique sur une naissance, une renaissance même.

La Tête de l’Artiste : Qu’est-ce qui t’a motivé le plus (thèmes d’actu…) dans l’écriture de cet EP plus « dark » que le précédent ?

Cyril : Je m’inspire très rarement de faits d’actu. Sur cet EP, j’avais besoin d’extérioriser une certaine rage, un certain surplus, d’être plus direct. Je ne calcule jamais ce qui va sortir, je prends la guitare ou le synthé et je laisse mon inconscient parler. J’ai d’autres titres qui sont sortis de ces « séances », mais elles ne pouvaient figurer sur « Reflections of the Black Sun ». La littérature et le cinéma sont aussi des sources d’inspiration, j’ai des images qui arrivent directement en parallèle des premiers accords. Des écrivains tels que Poe, Lovecraft, Bradbury, Robert Charles Wilson, K. Dick, mais aussi le fantôme de l’Opéra et le Moine de Lewis.

La Tête de l’Artiste : Quelle évolution dans ton écriture et que racontent ces 4 titres ?

Cyril : Au niveau de l’écriture, pas trop de changements. Influencé au niveau des textes par The Doors, Marilyn Manson ou le blues de manière générale, j’aime le fait d’avoir peu de mots pour exprimer des émotions. C’est ensuite la voix, à travers l’intention et les nuances, qui peut faire passer une idée, une émotion, que l’auditeur s’approprie par la suite.
« The Kult » raconte donc un culte, un rite, une procession de personnes fuyant la Temporalité et la Mort, fuyant leur condition d’être Humain. « Overnight » parle à l’origine d’un homme fuyant quelque chose en pleine forêt, de nuit. Il trouve alors une ancienne église où se déroule un rite présidé par le Diable. Il vend alors son âme au diable. « My Own God » évoque une personne cherchant la paix de l’esprit et la plénitude. Elle voyage alors à travers le temps et l’espace en vain. Elle trouvera alors la solution au plus profond de son inconscient et ne sera plus effrayée par la finitude. « Dead End » marque le tournant du questionnement « je » au « nous ». La réflexion n’est plus personnelle, elle est groupale, mais le déchirement intérieur est le même et l’impasse n’est pas loin.

Les 4 titres de l’EP sont en écoute (et en téléchargement à 4€. Cliquez sur ‘buy’) sur Bandcamp :

La Tête de l’Artiste : Comment s’est déroulée la production aux Cuizines de Chelles ?

Cyril : On a enregistré l’EP en 4 jours aux Cuizines, c’était assez sportif ! J’ai passé 4 jours avec Fred (batteur). Jérôme (basse) est venu jouer sur 2 titres et Stéphane (ancien clavier) sur 3 titres. Le mixage et le mastering n’étaient pas aux Cuizines.

La Tête de l’Artiste : L’artiste doit-il être un ennemi du Droit et des bonnes mœurs ? En gros, un rebelle ?

Cyril : L’artiste fait ce qu’il sent et souhaite faire, tricher ne sert pas la musique par exemple. Quand je compose, je ne me pose pas la question, si mon état d’esprit est « rebelle » à un instant T alors ce sera le cas. S’il est « droit », il le sera, l’important est de laisser parler ce qui nous habite, ce qui nous fait peur

La Tête de l’Artiste : Y a-t-il un idéal à atteindre dans l’Art ?

Cyril : L’idéal est une notion abstraite et complexe. Pour ma part, l’Art te permet de laisser une partie de toi à un moment donné, de laisser quelque chose à voir de toi et que tu partages avec les autres. L’idéal se situe là pour moi, le temps efface tout, mais l’art reste.

La Tête de l’Artiste: Donnes-tu de l’importance au symbolisme ? Et doit-il y en avoir dans l’Art ?

Cyril : Le symbolisme est essentiel dans mes créations, j’aime ce qui donne à réfléchir et à se questionner. Je pense aussi que c’est une manière d’assumer certaines choses à exprimer, c’est là où j’arrive le mieux à m’exprimer en tout cas. Dans l’art, ce n’est pas une nécessité, du moment qu’il se passe quelque chose en nous.

Retrouvez le groupe sur facebook :
Syd Kult Photo groupe

La Tête de l’Artiste : Après deux EP en moins d’un an, as-tu envie de prendre ton temps pour réaliser un LP bien chiadé ?

Cyril : La prochaine étape est bien sûr l’album, qui serait une suite logique. Mais pas question de se presser, l’important à l’heure actuelle est le live, aller à l’encontre d’un public à qui notre musique parle. Le projet n’existe que depuis début 2013, les lives depuis juillet 2013, nous devons trouver notre public !

La Tête de l’Artiste : Quel plan d’attaque pour du live ces prochains mois ?

Cyril : On cherche à aller en dehors d’Ile de France. On a joué à Belfort en juin dernier, en Savoie en août et on souhaite absolument y retourner parce que c’était génial. De même, les festivals sont en ligne de mire pour l’année prochaine, et des pays comme la Belgique, l’Allemagne et les Pays-Bas sont notre priorité. On veut s’exporter un maximum et rencontrer plein de monde !!

La Tête de l’Artiste : Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne route !

Découvrez nos autres chroniques ici : http://latetedelartiste.com/chroniques/

Fabulous Sheep – Festival Univart 2014 – live

Voici pour finir en trombe notre dernière vidéo dédiée au Festival Univart, un extrait du live des agités Fabulous Sheep.

Fabulous Sheep est un pur produit labellisé Béziers qui s’attache à enflammer la scène. Un Rock’N Roll show garanti, servi par des mélodies Pop et des ambiances Post-Punk. Le quintet, muni d’un saxo en furie, donne sans limites en live, et mettra tout en œuvre pour faire vaciller le public du chapiteau, par K.O. Attention aux dégâts !

Restez informés de la riche actualité musicale et de celle des Fabulous Sheep en « likant » notre page Facebook : https://www.facebook.com/latetedelartiste

Et en recap, la playlist complète du Festival Univart, 57 minutes de Rock :

Les Têtes des Raising Kane – Festival Univart 2014 – live et interview

Raising Kane est un quatuor rock aux influences variant de Queen of the Stone Age à Metallica, qui a proposé au Festival Univart un set Stoner pour le plus grand plaisir de ses fans biterrois. Groupe jeune mais expérimenté sur scène, la puissance de leurs amplis et leur style old fashioned girl ganre Tata Jacqueline n’a pas laissé indifférent. Raising Kane sort son premier album avant la fin de l’année.

D’autres vidéos du Festival Univart, des lives et des interviews à venir sur La Tête de l’Artiste : restez informés en « likant » notre page Facebook : https://www.facebook.com/latetedelartiste

Les Têtes des Harpn’ Gun – Festival Univart 2014 – live et interview

Harpn’Gun, c’est la touche Folk de la programmation locale. On retrouve ici aussi un trio féminin touche à tout, qui oscille entre chansons à textes dans une ambiance feutrée, bercées par la Harpe de Lara; aux Folk songs plus traditionnelles dont l’empreinte vocale de Lucie est très marquée. L’instant douceur et charme du Festival Univart !

D’autres vidéos du Festival Univart, des lives et des interviews à venir sur La Tête de l’Artiste : restez informés en « likant » notre page Facebook : https://www.facebook.com/latetedelartiste